Le Conseil d’Etat a retiré le rapport sur l’initiative des apprentis. Ce rapport était encore en traitement au sein de la Commission de l’éducation. Les membres de cette dernière n’ont pas voulu faire corps avec le Conseil d’Etat qui proposait son rejet au vu de l’efficience du système de formation professionnelle neuchâtelois qui fait ses preuves tous les jours. Les associations économiques ne masquent pas leur indignation et leur colère. Elles jugent destructeur le dogmatisme de la gauche. Elles maintiennent leur détermination à défendre les intérêts des entreprises formatrices neuchâteloises qui ne demandent qu’une seule chose : continuer d’assurer la formation des apprenties et apprentis dans un esprit de coopération et non de surveillance et de tutelle.
La CNCI, l'AIP (Association industrielle et patronale), l'apiah (Association patronale des industries de l’arc horloger), la Chambre immobilière, la FER Neuchâtel, la FNE (Fédération neuchâteloise des entrepreneurs), la FNSO (Fédération neuchâteloise des associations professionnelles du second œuvre) et l'UNAM (Union neuchâteloise des arts et métiers) sont déçues et surprises que la Commission de l’éducation du Grand Conseil n’ait pas entériné le rapport du Conseil d’Etat, qui avait bien démontré que le dispositif pour la formation professionnelle dans le Canton de Neuchâtel fonctionnait à satisfaction.
Le 14 janvier écoulé, le Conseil d’Etat présentait un bilan positif du contrat-formation. Aujourd’hui, cette situation fait naître un sentiment de malaise auprès des entreprises formatrices qui, par ailleurs, engagent toutes leurs forces pour contrer une conjoncture hésitante et atténuer les mauvais effets des incertitudes géopolitiques. La gauche et les syndicats défient les entreprises formatrices, alors qu’ils devraient plutôt collaborer pour renforcer encore plus la promotion de l’apprentissage dual.
A la fin du mois d’avril prochain, la HE-Arc présentera les résultats d’une étude sur l’apprentissage dans le Canton de Neuchâtel, réalisée à la fin de l’année scolaire 2024-2025. L’enquête avait été mandatée par 25 associations professionnelles et organisations économiques neuchâteloises. D’après les premiers résultats de cette étude, tous les voyants sont au vert. En effet, il ressort qu’une écrasante majorité des apprentis évoluent bien et se sentent à l’aise dans leurs entreprises, qu’ils connaissent leurs droits et obligations, qu’ils se considèrent être bien soutenus et bien suivis durant leurs formations et qu’ils savent à qui s’adresser en cas de problèmes dans leurs entreprises formatrices. Puissent ces résultats convaincre les autorités à maintenir un dispositif qui fonctionne très bien aujourd’hui et à repousser toute idée excessive d’instaurer des contrôles dans les entreprises.
De cette enquête, il ressort aussi que les deux premières motivations des entreprises formatrices sont de garantir la relève et d’offrir des perspectives professionnelles à la jeunesse ainsi que de renforcer le dynamisme dans l’entreprise. Malgré les tracasseries administratives et les coûts de formation des apprentis, les entreprises neuchâteloises continuent à former. Là est l’essentiel. Le canton et les entreprises qui forment n’ont pas besoin d’une police de l’apprentissage !











