7 personnalités disent NON à l'initiative du CHAOS

  • Au coeur de l’économie
  • Main d'oeuvre et compétivité

L’initiative du chaos exige que la population résidente permanente de la Suisse ne dépasse en aucun cas les 10 millions d’ici 2050. Dans le cas contraire, le Conseil fédéral devrait dénoncer les traités internationaux relatifs à la population. Il devrait, en outre, prendre des mesures dès que la population permanente dépasse les 9,5 millions, notamment en matière d’asile et de regroupement familial. La CNCI, l’UNAM, le PLR, le PVL et le Centre s'oppose à cette initiative. 7 personnalités issues des milieux économiques et politiques s'opposent à l'initiative.

Damien Cottier, Conseiller national et Président UNAM
Les auteurs de l’initiative prétendent répondre aux préoccupations de la population liées à la croissance démographique : logements plus rares, infrastructures sous pression ou embouteillages. Pourtant leur texte n’apporte aucune solution concrète. Pire : il créerait une série de nouveaux problèmes majeurs. C’est la raison pour laquelle une large alliance de partis (tous sauf les initiants), les organisations économiques, les cantons, les villes, les communes, les responsables de la sécurité, de la santé ou du tourisme, ainsi que le Conseil fédéral et le Parlement s’opposent clairement à ce texte risqué.

Corine Fiechter, Responsable de projets Politique économique et formation chez economiesuisse
Cette initiative est pire que les droits de douane américains pour notre économie. En pleine période de turbulences – entre franc fort, guerres commerciales et autres tensions géopolitiques – saborder notre accès à notre principal débouché commercial serait d’autant plus irresponsable. Croire qu’un accord de libre-échange pourrait remplacer la perte des accords bilatéraux serait illusoire.

Maxime Auchlin, Président du PVL du Canton de Neuchâtel
Si les travailleurs ne peuvent s'établir en Suisse à cause d’une limite rigide et arbitraire, ils resteront dans les zones frontalières et devront penduler, causant inévitablement davantage de bouchons sur les routes. L’arnaque de la prétendue « durabilité », pour un parti qui se fiche éperdument de la protection du climat et de l’environnement, n’est qu’un prétexte pour porter un agenda politique de fermeture et de repli sur soi. Au contraire, nous voulons un pays ouvert, qui gère intelligemment son immigration, et qui règle les vrais problèmes avec des solutions réalistes et réfléchies.

Manon Freitag, Députée et Co-Présidente du groupe PLR-Centre au Grand Conseil
Fixer un plafond rigide de 10 millions d’habitants dans la Constitution, c’est faire croire qu’un chiffre magique permettrait de régler des défis complexes. Or la réalité ne fonctionne pas ainsi. Une politique responsable doit tenir compte des besoins de l’économie, des régions, des entreprises, de notre système de santé et de notre marché du travail.  

Alexis Maire, Député et Co-Président du groupe PLR-Centre au Grand Conseil
Cette initiative reviendrait à utiliser un bazooka pour écraser une mouche… Cette initiative accentuerait la pénurie de main qualifiée dans un contexte où la question du remplacement des baby-boomers constitue déjà un enjeu majeur et où la pénurie de personnel soignant se fait déjà sentir. La sécurité serait également menacée par l’initiative, mettant en péril la voie bilatérale qui garantit la coopération policière avec l’Europe ainsi que l’application du système de Dublin, et donc le renvoi des demandeurs d’asile.

Philippe Bauer, Président de la FNSO et de la Convention Patronale
La réalité du Canton de Neuchâtel n’est pas celle de la Suisse centrale. Les entreprises neuchâteloises ont besoin de travailleurs étrangers pour fonctionner, innover et rester compétitives. Le gros œuvre, le second œuvre, la restauration et le domaine de la santé sont aussi très concernés par cette initiative du chaos.

David Guenin, Président CNCI
De nombreuses PME industrielles importent depuis l’UE de la matière, des composants, des outils, des machines. L’activation de la clause guillotine pourrait entraîner des conséquences fâcheuses pour certains flux d’approvisionnements. Rallongement des délais, contrôles et formalités supplémentaires aux frontières, augmentation des prix, telles pourraient être les désagréments pour nos entreprises, avec à la clé de potentiels ruptures de flux, des arrêts de ligne ou des retards de livraison. Voulons-nous dégrader les chaines d’approvisionnement de nos entreprises ? Les milieux économiques disent clairement NON.
 

Le 14 juin : face aux incertitudes du monde, NON à un saut dans l’inconnu !

Le monde actuel est fortement marqué par les crises, les tensions géopolitiques et les incertitudes politiques économiques. Dans ce contexte la Suisse a besoin de stabilité, pas d’un saut dans l’inconnu !

Voilà pourquoi l’initiative dite « 10 millions », soumise au vote le 14 juin, mérite clairement un non. Derrière un slogan simple se cache en réalité un projet aux conséquences lourdes pour notre économie, notre sécurité et notre prospérité.

Les auteurs de l’initiative prétendent répondre aux préoccupations de la population liées à la croissance démographique : logements plus rares, infrastructures sous pression ou embouteillages. Pourtant leur texte n’apporte aucune solution concrète. Pire : il créerait une série de nouveaux problèmes majeurs. C’est la raison pour laquelle une large alliance de partis (tous sauf les initiants), les organisations économiques, les cantons, les villes, les communes, les responsables de la sécurité, de la santé ou du tourisme, ainsi que le Conseil fédéral et le Parlement s’opposent clairement à ce texte risqué.

Le principal danger concerne notre relation avec l’Union européenne. L’initiative prévoit explicitement que si certains seuils sont atteints (et le premier à 9,5 millions pourrait l’être dans environs 5 ans déjà), la Suisse devra prendre des mesures contraires à la libre circulation des personnes. Or cela risque d’entraîner la fin des accords bilatéraux I qui sont, comme on le sait, liés entre eux par une clause guillotine. Autrement dit : un accès nettement restreint au marché unique européen – notre plus grand client et de loin ! -  plus de difficultés et d’incertitudes pour nos entreprises exportatrices, davantage de bureaucratie et des milliers d’emplois menacés… en particulier dans une région aussi exportatrice et industrielle que Neuchâtel ! Dans une période où le protectionnisme progresse partout, et les conflits commerciaux s’aiguisent, affaiblir notre principal partenariat économique serait une faute stratégique.  

Les conséquences toucheraient aussi directement notre quotidien. Hôpitaux, EMS, soins à domicile, restauration, agriculture, construction ou industrie : ces secteurs souffrent déjà d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Sans immigration ciblée et contrôlée, la situation deviendrait critique. Les délais d’attente dans les soins augmenteraient, des services disparaîtraient et les coûts grimperaient pour tout le monde.  L’alternative si les travailleurs ne peuvent plus s’installer en Suisse ? Ce serait davantage de frontaliers qui chargeraient encore plus nos routes chaque matin et chaque soir !

L’initiative menace également notre sécurité. La remise en cause des accords Schengen et Dublin affaiblirait la coopération policière européenne et compliquerait la lutte contre la criminalité transfrontalière et les réseaux mafieux. Quant à l’asile, sortir du système Dublin reviendrait à isoler la Suisse et à augmenter la pression sur notre pays puisque tous les requérants d’asile déboutés dans un pays européen n’auraient qu’une seule alternartive sur le continent : la Suisse. Notre pays deviendrait ainsi un aimant pour l’asile européen !

Enfin, ce texte ignore totalement la réalité démographique. Notre population vieillit. Chaque année, davantage de personnes quittent le marché du travail qu’il n’en entre. Sans suffisamment d’actifs pour financer l’AVS, la pression sur les générations futures augmentera encore. Ce seront des hausses d’impôts et des baisses de notre qualité de vie qui s’imposeront. Voilà pourquoi lors du débat au Parlement, j’ai qualifié ce texte d’initative de frein à la prospérité.

Oui, la Suisse doit mieux maîtriser sa croissance, investir dans ses infrastructures, faciliter le logement et bien gérer sa formation notamment. Toutefois le texte proposé ici n’apporte pas de solution concrète, mais une vision simpliste (fixer un plafond théorique de la Constitution) qui n’apportera pas d’amélioration mais de nombreux problèmes et autant de risques.

Ce n’est pas un hasard si aucun pays dans le monde ne s’est risqué à une telle aventure ! L’heure est trop incertaine pour se lancer dans des aventures dangereuses. Votons NON le 14 juin.

Cette initiative et pire que les droits de douane américains pour notre économie 
En voulant plafonner la population, l’initiative UDC condamnerait la Suisse à dénoncer la libre circulation des personnes avec l’UE, ce qui ferait automatiquement sauter tous les autres accords bilatéraux I en raison de la clause guillotine – ceux-là mêmes qui garantissent à nos entreprises un accès privilégié au marché intérieur européen. Autant dire que les conséquences économiques seraient brutales. 


Avec ses droits de douane, Trump a plongé nos entreprises dans l’incertitude totale. Pourtant, les conséquences de l’initiative UDC pourraient être bien pires encore. Et pour cause : la Suisse exporte pratiquement trois fois plus de marchandises vers l’UE (51% en 2024) que vers les États-Unis (18%). En pleine période de turbulences – entre franc fort, guerres commerciales et autres tensions géopolitiques – saborder notre accès à notre principal débouché commercial serait d’autant plus irresponsable. Croire qu’un accord de libre-échange pourrait remplacer la perte des accords bilatéraux serait illusoire. Les Anglais sont bien placés pour en parler. Bien qu’ils aient conclu plusieurs accords de libre-échange avec d’autres pays après le Brexit, ils n’ont pas pu compenser, ne serait-ce que partiellement, la perte de leur accès au marché intérieur européen. 

De nouvelles contraintes et des coûts 
De plus, les accords bilatéraux apportent des avantages qui vont bien au-delà d’un « simple » accord de libre-échange. Prenons l’exemple de l’ARM – accord sur la reconnaissance mutuelle. Grâce à cet accord sur la suppression des obstacles techniques au commerce, nos entreprises peuvent certifier leurs produits en Suisse, et cette certification CE est automatiquement reconnue sur le marché européen. En faisant tomber cet accord, l’initiative UDC contraindrait nos entreprises à faire certifier leurs produits une deuxième fois dans l’UE avant de pouvoir les vendre sur le marché européen. Une double certification entraînerait des coûts importants – en temps et en argent – et une perte de compétitivité pour nos entreprises exportatrices. Et cet accord n’a rien d’anecdotique : en 2023, l’ARM couvrait un volume d’exportations de plus de 96 milliards de francs, soit environ 72% des exportations suisses de biens industriels vers l’UE. 
 

Les PME risquent d’être les grandes perdantes 
L’initiative ne ferait pas qu’entraver nos facilités d’exportation. En exigeant la fin de la libre circulation des personnes, elle empêcherait aussi nos entreprises de recruter librement le personnel et les spécialistes étrangers dont elles ont besoin. Bien entendu, l’initiative ne dit pas un mot de la manière dont l’immigration devrait être gérée si le plafond de 10 millions d’habitants est atteint. Les initiants évoquent vaguement le retour des contingents, sans préciser qui y aurait droit – ou pas. Une chose est sûre : cela fera peser une nouvelle couche de bureaucratie sur les épaules de nos entreprises, et les secteurs générant des marges faibles, tout comme les PME, risquent bien de rester sur le carreau. 


Catastrophique pour notre capacité d’innovation 
La compétitivité suisse repose sur l’innovation. Et l’innovation exige du savoir et des talents. Pour pouvoir rester parmi les meilleures au monde, nos hautes écoles doivent pouvoir attirer les meilleurs chercheurs et établir des partenariats internationaux. Dans nos universités, environ la moitié des professeurs sont étrangers. Deux tiers des projets de recherche de pointe menés en Suisse ont une dimension internationale. 


Sans les accords bilatéraux, la Suisse sera exclue de programmes de recherche leaders au niveau mondial, comme Horizon Europe, Erasmus+, Digital Europe ou Euratom. Ce serait catastrophique pour nos chercheurs, nos étudiants, mais aussi pour notre capacité d’innovation, qui permet aux entreprises suisses de se démarquer par rapport à d’autres pays aux coûts plus bas. Ce n’est pas un hasard si la moitié des fondateurs de start-up en Suisse n’ont pas de passeport helvétique, et qu’une grande partie des brevets est codéveloppée par des étrangers.

Avec son initiative qui ne mènera qu’au chaos, l’UDC propose une initiative anti-économie, anti-bon-sens, anti-Suisse.  
Pour le canton de Neuchâtel, la limite artificielle de « 10 millions » ne fera qu’empirer l’afflux de travailleurs frontaliers, notamment de celles et ceux qui travaillent notamment dans nos hôpitaux. Si les travailleurs ne peuvent s'établir en Suisse à cause d’une limite rigide et arbitraire, ils resteront dans les zones frontalières et devront penduler, causant inévitablement davantage de bouchons sur les routes.

L’arnaque de la prétendue « durabilité », pour un parti qui se fiche éperdument de la protection du climat et de l’environnement, n’est qu’un prétexte pour porter un agenda politique de fermeture et de repli sur soi. Si l’UDC s’intéressait réellement à la durabilité, cela se saurait.  Au contraire, nous voulons un pays ouvert, qui gère intelligemment son immigration, et qui règle les vrais problèmes (infrastructures de transport saturées, marché du logement tendu) avec des solutions réalistes et réfléchies – pas avec les mauvaises solutions proposées.  

Avec l’initiative du chaos pour une limitation stricte à 10 millions, la Suisse se tire une balle dans le pied. Notre pays prend un risque inutile, en particulier dans le contexte économique actuel compliqué, et menace ce qui fait sa prospérité et sa sécurité : une interconnexion efficace et raisonnée avec ses voisins et notamment l’Union européenne.  

Contrairement à l’UDC, le parti du chaos et hostile à l’économie, le PVL soutient la prospérité de la Suisse, de ses habitants, et votera NON à cette initiative qui n’a que des désavantages.  
 

Le Centre refuse cette initiative parce qu’elle donne une réponse simpliste à des problèmes réels. Oui, la croissance démographique suscite des inquiétudes légitimes. Nous les entendons. La pression sur le logement, les infrastructures saturées, les trains bondés ou encore les difficultés à trouver un logement abordable sont des réalités vécues par beaucoup de Suissesses et de Suisses. Mais ce que propose l’UDC ne résout rien.

Fixer un plafond rigide de 10 millions d’habitants dans la Constitution, c’est faire croire qu’un chiffre magique permettrait de régler des défis complexes. Or la réalité ne fonctionne pas ainsi. Une politique responsable doit tenir compte des besoins de l’économie, des régions, des entreprises, de notre système de santé et de notre marché du travail. 
Avec cette initiative, dès qu’un seuil serait atteint, la Suisse devrait automatiquement restreindre l’immigration, renégocier voire dénoncer des accords internationaux essentiels. Cela met directement en danger la voie bilatérale et nos relations avec l’Union européenne. Et il faut être clair : dans le contexte actuel, ce serait un risque immense pour notre prospérité, pour nos emplois et pour nos entreprises.
 

Cette initiative créerait également davantage de pénurie de main-d’œuvre.  Aujourd’hui déjà, nous manquons de personnel dans les soins, la santé, l’artisanat ou les PME. Le vieillissement de la population va encore accentuer cette situation. Réduire artificiellement la population active ne fera qu’aggraver le problème.
L’UDC veut ériger des barrières et refermer la Suisse sur elle-même. Le Centre, lui, choisit une approche constructive : résoudre concrètement les problèmes auxquels notre pays est confronté. 
Des solutions existent :

  • Nous devons favoriser une croissance plus qualitative, en créant davantage de valeur avec moins de ressources, en misant sur l’innovation plutôt que sur une logique purement quantitative, et en réduisant notre dépendance à une croissance extensive.
  • Nous devons également moderniser le monde du travail, avec davantage de flexibilité, le développement du télétravail et des modes d’organisation adaptés aux réalités actuelles. Cela permet aussi de diminuer les pics de trafic et de réduire la pression sur les infrastructures.
  • Enfin, il faut agir sur les causes de l’immigration, notamment en renforçant la formation en Suisse, et mieux répartir la croissance sur l’ensemble du territoire afin de limiter la pression sur les centres urbains. La Suisse doit mieux gérer sa croissance, pas se refermer sur elle-même.
    Cette initiative crée de l’incertitude, de la bureaucratie et du chaos. Elle fragilise ce qui fait la force de notre pays : son ouverture, sa stabilité et sa capacité à trouver des solutions équilibrées. C’est pourquoi Le Centre dit clairement : NON à l’initiative du chaos.
     

Il y a certes de grands défis concernant l’immigration, les logements ou encore l’énergie, mais la solution proposée par l’initiative est mauvaise. Cela reviendrait à utiliser un bazooka pour écraser une mouche… 

Cela accentuerait la pénurie de main qualifiée dans un contexte où la question du remplacement des baby-boomers constitue déjà un enjeu majeur et où la pénurie de personnel soignant se fait déjà sentir. Cette initiative empêche les travailleurs étrangers qui souhaitant s’implanter de manière durable en Suisse de le faire. Il y aurait, de ce fait, une augmentation du nombre de frontaliers en Suisse. 

Cette initiative menace également la voie bilatérale, et par conséquent, notre sécurité. L’arrêt de la coopération créerait de nombreux problèmes en matière de sécurité, notamment en privant la Suisse de la coopération policière avec l’Europe ou concernant le renvoi des demandeurs d’asile, grâce au système de Dublin. 

Dans une période où les exportations traversent déjà une phase d’instabilité, inutile d’ajouter des obstacles au bon fonctionnement de l’industrie neuchâteloise.

Cette initiative va créer le Chaos sécuritaire, causant un problème migratoire, économique mais aussi énergétique. Avec l’acceptation de l’initiative, la Suisse clouerait son propre cercueil. 

Nos marques horlogères et leurs sous-traitants dépendent directement de l’accès aux marchés étrangers: sans compter la Grande-Bretagne, l'Union européenne représente plus de 21% des exportations de montres. Non seulement, l'UE est notre plus gros marché, mais elle est aussi une des seules régions qui présente une certaine stabilité. Nous faisons évidemment aux turbulences dans les pays du Proche-Orient et du Moyen-Orient ainsi que celles que la Suisse vit avec les USA. 

Il serait irresponsable de créer une nouvelle crise horlogère en compliquant l’accès aux marchés européens ou en introduisant des incertitudes supplémentaires. L’initiative à 10 millions affaiblirait un pilier central de l’économie neuchâteloise, dont dépend une grande partie de l’emploi du canton. 

La réalité du Canton de Neuchâtel n’est pas celle de la Suisse centrale. Les entreprises neuchâteloises ont besoin de travailleurs étrangers pour fonctionner, innover et rester compétitives. Le gros œuvre, le second œuvre, la restauration et le domaine de la santé sont aussi très concernés par cette initiative du chaos.

En limitant l’immigration, l’initiative crée un risque élevé d’augmenter le nombre de frontaliers et de créer plus de bouchons sur les autoroutes. En effet, en cas d’acceptation de l’initiative, les entreprises qui ne peuvent plus recruter suffisamment de personnel en Suisse se tourneront davantage vers des travailleurs résidant hors du pays, créant l’effet inverse de celui recherché par les initiants. Cela serait une source supplémentaire de tension pour le canton de Neuchâtel. 

En matière de sécurité, l’initiative mettrait en danger des outils indispensables. L’accord de Schengen permet une coopération policière efficace et rapide, essentielle pour lutter contre la criminalité transfrontalière. Nous en avons des exemples concrets : un Italien ayant commis un casse à Neuchâtel a pu être retrouvé à Cologne grâce à Schengen. Remettre en cause ces accords affaiblirait notre sécurité, alors que les défis dépassent largement nos frontières.

NON à l’initiative pour le chaos. 

Pour les entreprises, cette initiative crée plus de problèmes qu’elle n’en résout !
Premièrement, le plafonnement de la population est incompatible avec la libre circulation des personnes, ce qui mettrait fin aux accords bilatéraux avec l’Union Européenne alors que 50% de nos exportations vont dans l’UE, 18% aux USA, 6% en Chine, 3% au Japon et au Royaume uni et 19% ailleurs dans le monde. Voulons-nous nous priver d’un partenaire commercial à qui l’on vend un produit sur deux ? Les milieux économiques disent clairement NON
 

Deuxièmement, des quotas rigides conduiront à la mise en place de contingentements, ce qui entraînera des pénuries de main d’œuvre, des luttes entre secteurs et cantons ainsi qu’une bureaucratie très lourde. Notre démographie et le désintérêt des Suisses et Suissesses vis-à-vis de certains métiers font que de nombreux secteurs d’activités, souvent stratégiques, dépendent de la main d’œuvre étrangères. Voulons-nous priver nos entreprises, nos restaurants, nos domaines agricoles, nos hôpitaux de ces forces vives ? Les milieux économiques disent clairement NON
 

Finalement, de nombreuses PME industrielles importent depuis l’UE de la matière, des composants, des outils, des machines. L’activation de la clause guillotine pourrait entraîner des conséquences fâcheuses pour certains flux d’approvisionnements. Rallongement des délais, contrôles et formalités supplémentaires aux frontières, augmentation des prix, telles pourraient être les désagréments pour nos entreprises, avec à la clé de potentiels ruptures de flux, des arrêts de ligne ou des retards de livraison. Voulons-nous dégrader les chaines d’approvisionnement de nos entreprises ? Les milieux économiques disent clairement NON.


Nos entreprises souffrent déjà suffisamment du contexte géopolitique actuel, ne leur créons pas de problèmes supplémentaires. La CNCI et les milieux économiques disent clairement NON à cette initiative du chaos !
 

Maxime Auchlin, Président du PVL du Canton de Neuchâtel
Philippe Bauer, Président de la FNSO et de la Convention Patronale
Damien Cottier, Président UNAM et Conseiller national
Corine Fiechter, Responsable de projets Politique économique et formation chez economiesuisse
Manon Freitag, Députée et Co-Présidente du groupe PLR-Centre au Grand Conseil
David Guenin, Président CNCI
Alexis Maire, Député et Co-Président du groupe PLR-Centre au Grand Conseil

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