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26.09.2022 - 08:58

Votations du 25 septembre 2022

Réactions de la CNCI et de l'UNAM

Dimanche 25 septembre, le peuple suisse s’est rendu aux urnes. La Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI) et l’Union neuchâteloise des arts et métiers (UNAM) réagissent aux résultats des divers objets soumis au vote.

Acceptation AVS 21

La CNCI et l’UNAM se réjouissent de ce résultat favorable qui constitue une étape importante vers une AVS financièrement saine pour les générations à venir. La population suisse a accepté à 50.6% (NE : 35.5%) la modification de la loi fédérale sur l'AVS et à 55.1% le financement additionnel de l’AVS par le biais d’un relèvement de la TVA (NE : 45.3%).

Florian Németi, Directeur de la CNCI, est soulagé. « Un système de sécurité sociale performant fait aussi partie des conditions-cadres favorables d’une économie solide. Les Suisses s’en sont donné les moyens. AVS 21 tient compte de la réalité démographique de notre pays.». Florian Németi rappelle que cette réforme permettra également la flexibilisation du départ de l’âge à la retraite, ce qui représente un atout pour un marché de l’emploi de plus en plus asséché. 

Damien Cottier, Président de l’UNAM et Conseiller national, se réjouit également du résultat. Il déclare: « Les Suisses ont compris les enjeux de l’AVS et ont réalisé que la situation financière de l’AVS allait se péjorer de manière critique dans les années à venir. Ils ont soutenu un projet équilibré faisant porter deux-tiers de l’amélioration financière escomptées dans les prochaines années sur une augmentation des recettes via la TVA et un tiers sur la mise à égalité de l’âge de la retraite doublé de compensation sociales ciblées. ».

Refus de la modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé

La modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé qui prévoyait la suppression de l’impôt anticipé pour les obligations suisses et sur le droit de timbre de négociation des obligations suisses a été refusé par le peuple à 52.0% (NE : 61.2%). Cette réforme visait à redynamiser le secteur des obligations en Suisse en rapatriant les opérations de financement dans notre pays.

Florian Németi, Directeur de la CNCI, constate : « Le sujet était complexe et extrêmement difficile à porter devant le peuple. Les citoyens ne parviennent plus à accepter des projets fiscaux qui concernent des réalités qui leur échappent. Lors de la campagne, nous avons entendu tout et son contraire dans d’interminables batailles des chiffres. Malheureusement, le projet ne passe pas la rampe quand bien même il aurait été bénéfique pour notre pays. »

Damien Cottier, Président de l’UNAM et Conseiller national, regrette cette issue : « Il était difficile d’expliquer cette réforme technique et de faire comprendre que les transactions sur les obligations resteraient imposées. Contrairement à ce qu’avançaient les opposants, il ne s’agissait pas de cadeaux fiscaux, il s’agissait de rapatrier des emplois dans notre pays. Aujourd’hui ce sont les places financières de Luxembourg et de Londres qui ont le sourire. La Suisse aurait pu devenir une place pionnière en matière d’obligations vertes. Nous faisons hélas une croix sur des recettes fiscales et des emplois en Suisse pour des raisons idéologiques. Il faut l’accepter, mais on ne peut que le regretter. ».

Refus de l'initiative sur l'élevage intensif

L’initiative sur l’élevage intensif a été refusée par 63.85% des Neuchâtelois (CH 62.86%). La CNCI et l'UNAM sont rassurées, car l'acceptation de cette initiative aurait eu des conséquences dommageables. D'une part, la réglementation des importations réclamée par l’initiative n'aurait pas été conciliable avec les engagements internationaux de la Suisse et son application aurait entraîné une lourde charge administrative. D'autre part, l'acceptation de l'initiative aurait augmenté les prix des denrées alimentaires agricoles d’origine animale en Suisse et aurait ensuite encouragé le tourisme d'achat

Refus de l’initiative cantonale « Pour une assurance des soins dentaires »

Les Neuchâtelois ont refusé l’initiative « Pour une assurance des soins dentaires ». Les milieux économiques, dont la CNCI, l'UNAM, l'AIP et la FER-Neuchâtel sont soulagés de ce résultat. Le refus est clair : 63.24% des Neuchâteloises et des Neuchâtelois ne veulent pas d’une telle assurance dans notre canton.

Au nom des milieux économiques, Quentin di Meo, chargé de projets à la CNCI, déclare: "Les conditions-cadres sont des éléments clés pour l’attractivité de notre canton. Renforcer les entreprises, pérenniser les emplois et attirer de nouvelles structures dans notre canton doivent demeurer sur le podium de nos objectifs. Il n’est guère le moment d’alourdir encore le coût du travail avec un nouveau prélèvement. D’autre part, le contrat-formation, servant à augmenter le nombre de contrat d’apprentissage dans notre canton, financé à 100% par les entreprises, aurait été mis en danger si l’initiative avait été acceptée. C’est donc un signal positif pour l’attractivité de notre canton et son économie."