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30.11.2020 - 13:37

La CNCI satisfaite du refus de l’initiative « Entreprises responsables »

La CNCI est satisfaite du refus de l’initiative « Entreprises responsables ». Une majorité claire des cantons a dit non à l’initiative. Celle-ci a tout de même été acceptée par une courte majorité de la population, après une interminable campagne très émotionnelle.

Au cours de cette campagne très clivante, il a souvent été question de multinationales. Or, les sous-traitants étaient aussi concernés par cette initiative. Ils produisent des pièces qu’ils livrent ensuite à des grands clients en Suisse et à l’étranger, actifs dans des domaines comme l’horlogerie, le médical, l’aéronautique ou à la machine-outil. Livrer des pièces aux grandes entreprises est déjà très exigeant en termes de qualité. L’acceptation de l’initiative aurait constitué une contrainte supplémentaire, car les sous-traitants auraient été indirectement soumis à des exigences extrêmes de surveillance de toute leur chaîne de production.

En Suisse latine, à l’instar de cinq autres cantons, le Canton de Neuchâtel a accepté l’initiative, ce qui interpelle la CNCI. En effet, l’objet comportait un enjeu réel pour la Suisse latine, qui compte de nombreuses multinationales, mais aussi un tissu dense d’industries sous-traitantes de celles-ci.

Le contre-projet, accepté par le Parlement, entrera en vigueur. Ce contre-projet fera de la Suisse un des pays les plus exigeants en matière de de protection des droits de l’homme et de l’environnement. Dire NON à l’initiative signifie aujourd’hui adopter ce contre-projet et faire un pas dans la direction des initiants.

La CNCI remercie les entrepreneurs neuchâtelois et les deux Parlementaires fédéraux neuchâtelois PLR qui ont combattu publiquement l’initiative et qui ont fait campagne. A l’avenir, le peuple suisse devra sans doute se prononcer sur d’autres initiatives comme celle « Entreprises responsables ». Dans ce contexte les milieux économiques continueront à être vigilants et veilleront à expliquer de façon concrète les enjeux liés à l’activité économique et aux entreprises sur le quotidien des citoyens, qui s’affranchissent de plus en plus des mots d’ordre des partis et des groupements d’intérêts.