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05.05.2022 - 11:00

La situation économique, le prix des matières premières et les difficultés à recruter préoccupent les entreprises neuchâteloises encore assez optimistes pour l’année 2022.

Les entreprises se prononcent sur l’importance des certifications en lien avec la responsabilité sociétale et environnementale (RSE).

La situation économique, le prix des matières premières et les difficultés à recruter préoccupent les entreprises neuchâteloises encore assez optimistes pour l’année 2022. Les entreprises se prononcent sur l’importance des certifications en lien avec la responsabilité sociétale et environnementale (RSE)

En 2021, 47% des entreprises neuchâteloises ont vécu une bonne à très bonne année, alors que 26% la qualifient de « difficile à très difficile ». Les prévisions sont assez optimistes pour l’année 2022. 37% des entreprises anticipent une année 2022 meilleure que 2021, et 19%, moins bonne. Ces données ont été récoltées au début du conflit ukrainien. Ce dernier entraînera certainement des répercussions plus fortes au cours des prochains mois, ce qui devrait se ressentir lors de l’enquête d’automne 2022 de la CNCI. L’enquête fait aussi ressortir que plus de 56% des entreprises considèrent important à indispensable d’obtenir des certifications en lien avec la responsabilité sociétale et environnementale. Celles qui y recourent le font principalement pour des questions d’image (71%), pour satisfaire les exigences de leur clients (55%) et par conviction personnelle (47%).  Toutefois, il convient de préciser que l’absence de certification dans une entreprise ne signifie pas pour autant qu’elle est inactive par rapport à la RSE.

Perspectives intéressantes pour les investissements et l’emploi

Dans cette enquête, il ressort que 53% des entreprises sondées ont vu leur chiffre d’affaires 2021 augmenter par rapport à celui de 2020, contre 21% (diminution). L’industrie a vécu une meilleure année que les services. Il y a une année, les données étaient totalement inversées. En ce qui concerne le chiffre d’affaires, 42% des entreprises sondées pensent qu’elles feront mieux qu’en 2021. 28% des entreprises (35% dans l'industrie) investiront davantage en 2022 qu'en 2021. C’est 10 points de plus qu’au printemps 2021.  Concernant l'emploi, les données de l'enquête conjoncturelle de la CNCI sont en phase avec les chiffres de l’emploi au cours des 12 derniers mois. Pour 2022, 22% des sondés prévoient d’augmenter leurs effectifs alors que 5% pensent les réduire (stabilité pour les 73% restants). Ce solde positif s'observe indépendamment de la taille des entreprises, celles actives dans l’industrie et les entreprises de plus de 30 collaborateurs semblant plus déterminées à augmenter les effectifs. Le niveau de qualification concerné est majoritairement le personnel moyennement qualifié (46% pour l’industrie et 36% pour les services) et le personnel très qualifié (37% pour l’industrie et 56% pour les services). A la présentation de ces données plutôt positives, Florian Németi, Directeur de la CNCI, met en garde : « Ces données ont été récoltées au début du conflit ukrainien. Les résultats de l’enquête d’automne 2022seront certainement beaucoup plus nuancés. On perçoit déjà l’inquiétude des entreprises à la lecture de leurs préoccupations. »

Préoccupations des entreprises

Les trois principales préoccupations des entreprises sont la situation économique générale (66%), les prix des matières premières (41%) et les difficultés à recruter (47%). Pour l’industrie, le prix des matières premières constitue la première des préoccupations (65%) alors que la situation économique générale est la première des services (71%). La difficulté à recruter préoccupe plus fortement l’industrie (44%), les entreprises de plus de 30 à 100 collaborateurs (48%) et les entreprises de plus de 100 collaborateurs (67%).

Certifications en lien avec la responsabilité sociétale et environnementale : des entreprises déjà actives

Pour 46% des entreprises de plus de 100 collaborateurs qui ont répondu à l’enquête, CHF 30'000.- ou plus sont consacrés annuellement aux labels et aux certifications. A l’inverse, presque 80% des petites structures disent consacrer moins de CHF 5'000.-. De manière générale, il est constaté que plus l’entreprise est grande, plus elle consacre des ressources dans l’obtention de certification. Il est à relever que la sensibilité aux certifications RSE est différente entre les entreprises industrielles et les sociétés de service. En effet, 65% des entreprises industrielles estiment important à indispensable d’obtenir des certifications, contre 46% pour les sociétés de services. Finalement, l’enquête a démontré qu’une multitude d’actions en lien avec la RSE étaient déjà mise en place dans les entreprises neuchâteloises. Le remplacement des luminaires ainsi que l’amélioration de l’enveloppe des bâtiments s’élèvent respectivement à 43% et 36%. Ces pourcentages montent à 68% en considérant uniquement les entreprises de plus de 100 collaborateurs. Quentin Di Meo, chargé de projets à la CNCI, précise que l’absence de certification dans une entreprise ne signifie pas pour autant qu’elle est inactive par rapport à la RSE.

Lecture de Leila Pamingle d’Ecoparc se prononce sur les certifications en lien avec la RSE

Leila Pamingle, directrice d’Ecoparc, salue les efforts des entreprises. Après avoir dressé une cartographie des différents labels et des certifications en lien avec la RSE, elle déclare : « Il faut d’abord se questionner sur les besoins comme première étape ; ensuite, il s’agit de s’interroger sur l’environnement interne et externe de l’entreprise ; enfin, il importe de connaître ses parties prenantes, tant les clients, que les fournisseurs. Ces derniers doivent être entendus et analysés, car cela facilite le choix des outils les mieux adaptés à une entreprise. »

Une enquête représentative

L'enquête a été menée par la CNCI du le 9 mars au 14 avril 2022. 34.2% des membres sondés y ont répondu, ce qui correspond à 313 réponses (139 entreprises industrielles et 174 sociétés de services). L'ensemble des entreprises ayant répondu occupe 12’821 collaborateurs dans le canton (40% des emplois de la CNCI). Les petites entreprises (< 30 collaborateurs) représentent 72.2% de l’échantillon, les moyennes entreprises (entre 30 et 100), 17.9 % et les grandes entreprises (> 100 collaborateurs),  9.9%.

Pour accéder aux résultats, cliquer ici.