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Edito
La faillite de l’Etat n’est pas que grecque, espagnole ou italienne
Pour l’essentiel, la crise financière résulte de la prise de conscience du monde bancaire occidental qu’un Etat pourvu d’une monnaie respectable pouvait faire faillite. Quant à la dette abyssale des Etats-Unis dont la monnaie s’affaiblit d’années en années depuis près de quarante ans, elle n’est pas faite pour rassurer les esprits. Finalement, la présence chinoise toujours plus forte dans les grandes manœuvres financières interétatiques a au moins le mérite de colmater les brèches les plus menaçantes à court terme.
Think global, act local dit-on parfois. Alors qu’en est-il de l’Etat de Neuchâtel ? En réalité, c’est un candidat à la faillite d’autant plus fragile qu’il est financièrement un des maillons les plus faibles d’un pays à monnaie forte. Il serait dès lors prudent de gérer parcimonieusement sa dette et surtout de la diminuer un peu pour rassurer ses créanciers. Mais le canton reste à la dérive essentiellement parce qu’il ne dispose plus d’une gouvernance permettant de résoudre des problèmes qui ne sont pas forcément si compliqués.
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